Dans quoi la République Dominicaine va-t-elle investir les millions donnés par les États-Unis ?

De 1962 à ce jour, les États-Unis, par l’intermédiaire de l’USAID, ont affecté 1,8 milliard de dollars à des projets de développement en République dominicaine. Les liens du pays avec la première puissance économique mondiale peuvent être considérés comme étroits, car la nation américaine s’est intéressée de près à la RD, compte tenu du nombre de Dominicains qui émigrent à la recherche du « rêve américain ».

Le président Luis Abinader, ainsi que Miguel Ceara Hatton, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement (MEPyD), et Robert W. Thomas, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis, ont signé un nouvel accord bilatéral, cette fois pour un montant de 251 millions de dollars, qui lance la stratégie de coopération pour les cinq prochaines années de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) dans le pays.

Cet accord fait suite au dialogue de haut niveau et à la déclaration commune sur les réformes institutionnelles qui ont eu lieu ces derniers mois entre les deux économies.

Tant la RD que les États-Unis se sont engagés à consacrer des efforts pour soutenir des questions telles que la réforme de la police, la lutte contre la corruption, la sécurité des citoyens, le renforcement des mécanismes visant à améliorer la transparence et l’indépendance des organes de contrôle de l’État, et la lutte contre la traite des êtres humains, entre autres.

Robert W. Thomas a souligné que l’accord soutient l’investissement dans la conservation de l’environnement et l’utilisation d’énergies renouvelables, l’amélioration de la santé et d’autres services publics pour une société plus saine et plus productive.

L’objectif principal de l’accord est de promouvoir une République dominicaine plus sûre, plus inclusive et plus prospère, qui favorise la résilience locale, frontalière et régionale en se concentrant sur plusieurs piliers.

Le premier axe porte sur la réforme des politiques et une gouvernance efficace axée sur la transparence, la responsabilité, l’équité, la protection sociale et environnementale et comprend des réformes juridiques et réglementaires.

Par le biais de ce pilier, elle cherche à identifier des solutions politiques pratiques susceptibles d’améliorer les services publics, ainsi qu’à travailler sur des politiques publiques qui recherchent des solutions collectives pour les communautés marginalisées et favorisent une société civile plus inclusive.

Le deuxième pilier de l’accord consiste à améliorer l’efficacité des services de santé publique, tels que l’accès à l’eau potable, l’éducation de base et le câblage électrique.

Ce deuxième pilier favorisera le renforcement du secteur de la justice, la prestation de services de santé, les partenariats avec le secteur privé pour co-créer et co-implémenter des initiatives qui soutiennent les systèmes de services qui identifient des solutions aux défis environnementaux.

Le troisième pilier est la durabilité et la résilience locales grâce à des initiatives et des solutions de développement créées et dirigées localement. Il encouragera la création de coalitions et l’investissement dans les organisations locales afin de promouvoir le développement des jeunes et de prévenir la criminalité et la violence. Enfin, ce pilier vise à renforcer et à améliorer la qualité des services de santé et de lutte contre le VIH.

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