La diversification et le « nearshoring » stimulent les exportations de la RD

La situation géographique de la République dominicaine a été, pendant de nombreuses années, un attrait et une occasion de stimuler la production pour l’exportation ultérieure, tant agricole qu’industrielle. Le développement du secteur au cours des dernières années en est la preuve.

Selon les données de l’Association dominicaine des exportateurs (Adoexpo), le pays a exporté 4 128,7 millions de dollars américains cette année jusqu’en avril 2022, soit 9,9 % de plus que la même période en 2021. Sur ce total, 1 615,6 millions de dollars US appartiennent aux exportations nationales et 2 513 millions de dollars US aux zones franches.

Dans ce panorama, la présidente d’Adoexpo, Elizabeth Mena, souligne les progrès réalisés par le secteur, tout en reconnaissant qu’il reste des défis à relever. « En interne, nous devons procéder à une révision (…) pour nous réinventer et croître en capacité et anticiper ce que le monde demande ».

M. Mena souligne la nécessité pour les Dominicains d' »internaliser » la capacité d’exportation du pays, dont les principales destinations sont actuellement les États-Unis, Haïti, la Suisse et Porto Rico.
Il est essentiel de tirer parti du nearshoring et du friendshoring et de les comprendre pour continuer à promouvoir et à diversifier les industries. C’est ce que pense le vice-président de la Corporación Minera Dominicana (Cormidom), qui estime qu’il faut « rester attentif et innovant ».

Le consultant et expert en études économiques Roberto Despradel souligne le dynamisme des exportations qui, dit-il, « ont connu une croissance constante, mois après mois ». C’était l’un des secteurs les plus résilients au moment de la pandémie et après la pandémie. Toutefois, pour continuer à dynamiser le secteur, M. Mena souligne la nécessité d’une révision fiscale des importations de matières premières afin « d’ajouter de la valeur aux produits que nous avons ».

Contexte
« Nous constatons une tendance à réduire la distance d’approvisionnement en termes géographiques et de nombreuses entreprises se sentent plus à l’aise si le fournisseur et le vendeur sont plus proches de leur marché », explique M. Despradel.

Grâce à ce nouveau contexte, les marchés voient la République dominicaine comme une option pour acquérir leurs matières premières, principalement les pays de la région. En outre, l’offre locale s’est diversifiée. « Nous avons des exportations minières, agricoles, agro-industrielles et industrielles importantes.

Despradel affirme que « les marchés auxquels ils sont destinés sont principalement les États-Unis, l’Union européenne et la Grande Caraïbe, des marchés où nous avons des accords de libre-échange et un avantage relatif sur d’autres concurrents ».

De l’exploitation minière aux équipements médicaux, les produits disponibles à l’exportation depuis la République dominicaine se sont développés au fil des ans. « Nous avons une base d’exportation très diversifiée, où la plupart des articles connaissent une croissance significative par rapport à la période pré-pandémique », a déclaré l’économiste.

Il ajoute que « le fait de pouvoir disposer du bon apport au bon moment est davantage valorisé. La République dominicaine bénéficie de sa situation géographique et a l’avantage d’avoir un accord de libre-échange avec les États-Unis, ce que seuls 17 pays ont.

Selon les données d’Adoexpo, les exportations agricoles nationales ont enregistré 446,7 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de l’année, soit une hausse de 17,3 % par rapport à la même période en 2021, et celles des zones franches ont diminué de 0,7 %, avec une valeur exportée de 508,8 millions de dollars.

50 ans d’Adoexpo
Adoexpo fête son 50e anniversaire le 15 juin. Son président affirme que la trajectoire de la guilde a été marquée par les processus de transformation du secteur de l’exportation. « Pour que nous en arrivions là où nous sommes aujourd’hui, beaucoup de choses se sont passées. Beaucoup de travail a été fait et il y a encore beaucoup de travail à faire ».

La mission de l’association s’articule autour de la diversification des produits locaux. D’où l’accent mis sur les domaines en demande sur les marchés internationaux. « Nous ouvrons des chapitres pour ce qui est le domaine de l’avenir et continuons à renforcer les exportations traditionnelles. Un regard sur la production durable et respectueuse de l’environnement ».
De plus, selon M. Mena, ils se sont concentrés pour travailler sur « l’élimination des obstacles au commerce extérieur et l’élimination des situations qui avaient été prévues pour pouvoir exporter, de sorte qu’aujourd’hui nous pouvons dire que nous atteignons ces chiffres records ».

« Cela a été cinq décennies de dur labeur et nous sommes reconnaissants aux anciens présidents et directeurs exécutifs car ils ont travaillé dur. En écoutant leurs histoires, nous nous rendons compte que le voyage n’a pas été facile », dit-elle. Actuellement, ils ont le chapitre sur la durabilité et l’environnement, et les femmes exportatrices.

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