Faire de Pedernales une destination touristique, le principal projet de la DGAPP

La transformation de Pedernales en une destination touristique de premier ordre est le projet le plus important de la Direction générale des partenariats public-privé (DGAPP) et une promesse d’antan que le président Luis Abinader veut comme un fleuron de son gouvernement.

Mais le projet à long terme est aussi un défi du point de vue environnemental, avec la matérialisation de 12 000 chambres dans une province dont 68 % du territoire est protégé. L’initiative publique-privée prévoit, dans sa phase initiale, la construction de quelque 3 000 chambres d’hôtel et un investissement d’un milliard de dollars.

La DGAPP reconnaît Pedernales et sa transformation en destination touristique comme le projet le plus important, déjà dans le viseur de neuf chaînes hôtelières internationales, dont Hilton, Marriot, Iberostar, Raddison et Viva Wyndham.

« La première chose est que Pedernales sera un développement touristique à faible densité. Si nous prenons comme exemple ce qui se passe à Bávaro-Punta Cana, où pour chaque hectare environ 30 chambres sont construites, nous parlerons de 12 chambres (à Pedernales), soit un tiers », a expliqué le directeur de la DGAPP, Sigmund Freund.

Il a expliqué que le début de la construction proprement dite, c’est-à-dire la construction de l’hôtel, pourrait commencer au second semestre 2022.

Pedernales sera la première destination touristique de la République dominicaine à être entièrement planifiée, contrairement aux autres projets qui ont été planifiés à la volée ».

Une mesure de précaution recommandée par le ministère de l’Environnement et accueillie favorablement dès le départ est que les hôtels ne seront pas construits si près de la plage. Si à Punta Cana, ils sont à 60 mètres de la plage, « nous parlons d’une distance de 160, 180 mètres des hôtels (à Pedernales) », ajoute le fonctionnaire, pour protéger la plage, « et ne pas l’impacter de manière aussi agressive ».

« Il a également été décidé qu’aucun hôtel ne serait construit à Bahía de las Águilas, mais qu’il s’agirait d’une attraction complémentaire au développement des hôtels de la région de Cabo Rojo et de La Cueva. Bahía de las Águilas, en tant que joyau de la région, qui est situé dans le parc national de Jaragua, ne sera pas directement touché par les installations hôtelières », a-t-il déclaré.

Le fonctionnaire a indiqué que le ministère de l’environnement fait partie d’un groupe de travail visant à garantir que tout ce qui est réalisé en relation avec le projet Pedernales et le plan directeur qui sera conçu est conforme aux directives environnementales du pays, selon Acento.

« Le parc national de Jaragua et toutes les attractions touristiques environnementales de la région seront pour nous un élément supplémentaire du projet, car ce sera la seule destination touristique de toute la région qui pourra envisager le tourisme balnéaire, le tourisme environnemental avec des zones supplémentaires comme Hoyo de Pelempito et le développement frontalier avec Haïti », a-t-il ajouté.

« Imaginez les touristes que vous pouvez amener et leur dire que vous pouvez passer une journée en Haïti, et qu’ils peuvent voir une culture différente. Ils sont nos voisins, nous ne pouvons pas vivre en leur tournant le dos », a ajouté M. Freund.

En outre, il a indiqué qu’une société pluridisciplinaire sera chargée d’élaborer un plan directeur pour concevoir le projet touristique, qui sera construit selon le modèle fiduciaire du partenariat public-privé.

« Une fois le plan directeur défini, nous pourrons alors chiffrer la maison, comme on dit : combien coûteront les hôtels, les infrastructures, l’aéroport, l’électricité et tout le reste… Le gouvernement sera chargé de fournir les terrains et de construire les infrastructures de base, comme les routes et l’aqueduc », a-t-il expliqué.

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