La JAC réitère aux compagnies aériennes la suppression de la taxe de 10 USD sur la carte de tourisme

Le Conseil de l’aviation civile (JAC) a réitéré aujourd’hui aux compagnies aériennes desservant le marché dominicain qu’elles doivent apporter des modifications à leurs systèmes informatiques afin de ne pas facturer aux nationaux et aux résidents étrangers la carte touristique de 10 dollars, comme l’a ordonné la résolution 217-2022 de cet organisme.

L’information a été offerte par le président de la JAC, Dr. José Ernesto Marte Piantini, qui a déclaré que le gouvernement cherche à libérer la diaspora dominicaine d’une taxe qui ne lui correspond pas, et espère que les compagnies aériennes répondent aux voyageurs dominicains avec le même soutien qu’ils donnent chaque fois qu’ils achètent un tikect, et favorisent leurs entreprises.

Face au refus des compagnies aériennes d’apporter les modifications à leurs systèmes, la JAC a indiqué qu’elles avaient jusqu’au 1er mars 2023 pour mettre en œuvre l’application de la résolution 217-2022. Passé ce délai, les compagnies aériennes seront soumises aux sanctions correspondantes pour non-respect de la disposition susmentionnée.

M. Marte a déclaré que les compagnies aériennes opérant en République dominicaine et desservant cet important marché ont reçu tout le soutien dont elles avaient besoin, « cependant, nous sommes surpris et déçus par la campagne médiatique et les actions juridiques irréfléchies utilisées par leurs représentants contre la résolution 217-20222 de l’ACR », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’ACR a fait preuve d’une cohérence et d’une coopération totales avec les compagnies aériennes desservant le marché et que, depuis plus de 40 ans, elle applique une politique de ciel ouvert et leur accorde des prérogatives pour leur permettre de se développer dans notre pays.

Le président de la JAC explique que la République dominicaine est l’un des marchés où la croissance du trafic est la plus forte et qu’ayant accordé des facilités et une flexibilité pour la croissance des routes et des fréquences des compagnies aériennes, « il nous semble totalement injuste l’attitude non coopérative que nous recevons de l’Association internationale du transport aérien (IATA) pour la perception d’un revenu aussi important que la carte touristique, sans que cela n’affecte le passager dominicain, qui est exempté du paiement de cette taxe, et plus encore lorsque l’IATA a, parmi ses attributions, celle de servir d’intermédiaire entre le passager, les agents de fret et les compagnies aériennes », explique-t-il.

Pour la JAC, cette attitude reflète une position totalement inflexible, irrévérencieuse et non coopérative pour mettre en œuvre une telle mesure dans leurs systèmes, dans un pays qui a tout fait pour les attirer, les encourager et mettre à disposition son industrie la plus importante, le tourisme.

Est-il plus facile de mettre une fusée sur la lune que de modifier un système informatique pour établir le non-paiement des dix dollars de la carte de touriste à nos frères de la diaspora, demande Marte Piantini.

Le fonctionnaire a expliqué que pendant cette période, le mécanisme de remboursement existant sera maintenu et que, par ailleurs, le gouvernement dominicain a prévu l’installation de guichets de la Banco de Reservas dans les aéroports du pays, afin que les passagers dominicains exemptés puissent retirer leur remboursement en espèces à l’arrivée ou au départ de nos aéroports.

La JAC réitère aux compagnies aériennes la position du gouvernement dominicain de faire respecter la résolution émise par le Conseil de l’aviation civile et qu’elles doivent présenter une solution de leur part pour pouvoir faire la collecte uniquement aux étrangers, à l’exclusion des Dominicains, pour laquelle on leur accordera une extension du délai déjà mentionné.

Le Conseil de l’aviation civile, conformément aux dispositions de sa résolution 217-2022 de septembre dernier, s’est réuni aujourd’hui sous la direction de son président Marte Piantini ; Paola Plá, secrétaire, Nasim Antonio Yapor Alba, membre du JAC, avec la participation de l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’Association des compagnies aériennes de la République dominicaine (ALA), l’Association dominicaine des compagnies aériennes (ADLA), ainsi que, avec les représentants des opérateurs aériens nationaux et étrangers qui effectuent des opérations aériennes commerciales dans le pays, afin de leur réitérer la mise en œuvre de la disposition du gouvernement visant à éliminer la charge de dix dollars sur les billets d’avion pour les Dominicains sur la carte touristique.

Tout ceci, conformément au mandat présidentiel du gouvernement dominicain, dans le but d’éviter la charge de dix dollars des États-Unis d’Amérique (US$10.00) pour le concept de carte touristique sur les billets d’avion aux passagers de nationalité dominicaine, ainsi qu’aux étrangers résidant en République dominicaine.

L’État dominicain, en tant que membre de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), suit la recommandation de veiller à ce que l’établissement de taxes sur les services aux passagers ne provoque pas de files d’attente et de retards dans les aéroports, en évitant de percevoir ces taxes directement dans les terminaux aéroportuaires, garantissant ainsi le développement correct de la facilitation du transport aérien en termes de transport de passagers.

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