« L’eau de la RD est la meilleure du monde » : dénomination d’origine, République dominicaine

L’eau de notre pays a été menacée de façon permanente, d’abord par les prédateurs habituels, les coupeurs d’arbres près des rivières et des ruisseaux (la loi dit qu’il ne faut pas couper 0,5 km autour d’un arbre) ; puis sont venues les compagnies minières, qui consomment une grande quantité d’eau ; ensuite les planteurs d’avocats, ceux qui ignorent que la chaîne de montagnes centrale est la mère des eaux et maintenant ceux qui la considèrent comme une marchandise qui peut même être échangée à l’avenir à Wall Street.

D’autres y voient un moyen de sortir de la crise économique du pays, en transférant sa gestion et son contrôle au secteur privé, en vendant même des parts de la société qui gère les barrages hydroélectriques, l’une des rares entreprises rentables du pays.

L’autre menace est l’érosion des sols, l’envasement des barrages existants, la perte de 50% des précipitations en raison du manque de stockage et la croissance de la demande de la population.

Il faut donc trouver une solution, mais que se passera-t-il s’ils vendent les barrages ? Premièrement, la sécurité et la souveraineté alimentaires seraient mises en péril ; une grande partie de l’eau des barrages est distribuée pour la production agricole, et le « propriétaire » qui l’acquerrait la vendrait aux aqueducs et aux producteurs au prix du marché.

L’eau est un bien protégé par la Constitution de la République et par la loi 64-00 sur l’environnement, et l’article 2, point b), du décret 655-21, qui crée le pacte électrique, reconnaît le monopole de l’État sur les barrages hydroélectriques.

Économiser l’eau, c’est préserver la principale richesse du pays, c’est notre trésor, d’une valeur bien supérieure à celle de l’or. Il n’y a pas de recette pour la privatisation ; nous devons investir pour que l’eau atteigne tout le monde, avec la vision qu’il s’agit d’un droit humain qui garantit d’autres droits tels que la santé, l’alimentation et la dignité.

Chercher de l’argent pour économiser l’eau ne doit pas compromettre cette ressource, mais plutôt penser comme une nation qui a des engagements à long terme envers toutes les générations à venir qui ne pardonneraient jamais l’aliénation de cet atout.

Depuis plus de 20 ans, deux lois sont en attente au Congrès : une loi générale sur l’eau et une autre sur l’eau et l’assainissement, ainsi que de nombreux diagnostics et les investissements à réaliser pour récupérer la ressource. Aucune des propositions ne parle de réservoirs pour tirer parti des précipitations, en particulier dans les zones où les précipitations sont les plus importantes, comme Hato Mayor, Samaná, Miches, Sabana de la Mar, où il pleut toujours. Les deux lois sont nécessaires, mais elles devraient considérer l’eau comme un droit, et non comme une marchandise.

Si elle est régularisée, l’eau suffirait à payer tous les investissements réalisés pour la sauvegarder comme le bien public qu’elle est, voire la vendre en bouteilles à un prix équitable aux usagers nationaux et étrangers, mais toujours gérée par l’administration, jamais par un « propriétaire ». L’investissement serait récupéré et nous aurions une marque de pays.

Les lois doivent traiter l’eau comme un droit et non comme une marchandise.

Une autre menace est l’érosion des sols, les sédiments provenant des barrages existants.

S’ils vendent les barrages, la sécurité alimentaire sera mise en danger.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

vingt + 19 =