La barrière pour arrêter les sargasses ne sera pas prête en 2022

Les plages vierges et paradisiaques de la destination touristique de Bávaro-Punta Cana ont été touchées par une quantité sans précédent de sargasses durant l’été 2021.

Cette situation a conduit le secteur du tourisme, représenté par l’Association nationale de l’hôtellerie et du tourisme de la République dominicaine (Asonahores), et l’État dominicain, dirigé par le ministère du tourisme, à s’unir pour trouver un moyen de les aider à contrer le phénomène naturel des sargasses pour l’année prochaine. À cette fin, ils ont créé une alliance public-privé avec un fonds commun d’environ 11,9 millions de dollars, dans lequel les deux parties apportent un montant égal de ressources économiques.

L’accord prévoit une contribution conjointe public-privé de 11 891 884,00 USD, entre le ministère du tourisme et les contributions individuelles du secteur hôtelier, coordonnées par Asonahores, à parts égales, qui seront placées initialement sur un compte séquestre, puis sur un compte fiduciaire. Ressources qui seront utilisées pour trouver une alternative aux sargasses dans la région.

Ressources qui seront investies dans des actions visant à atténuer les sargasses dans les régions de Punta Cana, Bávaro, Cabeza de Toro, Arena Blanca et Uvero Alto.

Le principal projet qui sera financé par les fonds susmentionnés est l’acquisition d’une barrière et d’un système de confinement, de collecte et d’élimination des sargasses sur plus de 40 kilomètres de plage et de littoral dans le district municipal de Verón-Punta Cana, pour lequel un appel d’offres a été lancé en novembre 2021.

Le ministère du Tourisme (Mitur) et l’Association des hôtels de l’Est (Asoleste), affirment que le processus d’appel d’offres pour acquérir les technologies permettant de faire face à cette situation est toujours en cours.

Le directeur du ministère du tourisme pour la zone de Bávaro, Verón Punta-Cana district municipal, Carlos Rafael Espinal, a déclaré que suite à l’accord signé avec Asonahores, dans l’alliance public-privé, ils travaillent sur la création d’une barrière de récifs coralliens et d’avoir une équipe de travail pour identifier les sargasses avant qu’elles n’atteignent les plages dominicaines.

Pendant ce temps, le président d’Asoleste, Ernesto Veloz, a déclaré que l’idée est, à la fin de l’appel d’offres, d’embaucher la personne qui commencera le travail pour se préparer à l’arrivée des sargasses.

Il explique qu’il y a déjà plusieurs soumissionnaires intéressés, qu’ils sont en train de consulter les termes de référence et que l’idée est de terminer ce processus le plus rapidement possible, qu’il y aura une adjudication afin de pouvoir commencer les travaux.

Il a souligné qu’une partie des fonds est prévue dans le fonds fiduciaire qui a été créé, auquel les hôteliers ont contribué et l’État a déjà apporté sa part également.

Il a révélé qu’en plus des obstacles à la solution de cette impasse, on recherche des technologies pour aider à atténuer ou à contrôler cette situation lorsqu’elle se présente, il comprend donc qu’il est nécessaire de voir quelles sont les différentes technologies offertes par les fournisseurs et, sur cette base, le comité déterminera laquelle sera la meilleure en termes de quantité, de qualité et de service.

Toutefois, il est peu probable que la solution trouvée lors de l’appel d’offres soit disponible l’année prochaine. D’autres solutions sont donc en cours d’élaboration.

Le groupe Punta Cana et AlgeaNova misent sur la collecte de sargasses en mer auprès des bateaux de pêche artisanale, grâce à une technologie appelée « Littoral Collection Module » (LCM), puis sur la transformation de différents déchets organiques, dont les sargasses, en biogaz et en compost.

AlgeaNova propose de transformer les algues en énergie renouvelable, l’entreprise transforme les sargasses en compost organique, en assiettes jetables, en compost, et cherche à produire du biogaz en grande quantité pour la production d’électricité.

Rappelons qu’en 2020, le gouvernement a investi 2,8 millions de dollars US pour construire une barrière afin d’atténuer la présence de sargasses sur de nombreuses plages du pays.

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