Le gouvernement annonce que le parc national de Cotubanamá est admis au protocole SPAW, ce qui renforce son importance internationale.

Le ministère de l’environnement et des ressources naturelles a annoncé l’entrée du parc national de Cotubanamá dans le protocole relatif aux zones et à la faune spécialement protégées dans la région des Caraïbes (SPAW), qui fait partie de la convention de Carthagène, laquelle vise à protéger et à développer l’environnement marin des pays membres.

Avec l’entrée du parc Cotubanamá dans SPAW, l’importance internationale de la conservation de cette zone protégée située dans la partie orientale du pays, qui comprend l’île de Saona et d’autres points pertinents de grand intérêt pour sa protection, tels que sa flore et sa faune, est accrue.

Cette nouvelle étape est également une reconnaissance pour la République dominicaine pour la gestion effectuée dans le soin de ce parc et le processus pour son inclusion dans le protocole qui a été soumis il y a environ 18 mois et promu depuis l’arrivée du ministre Orlando Jorge Mera à l’institution.

Cotubanamá porte à cinq le nombre d’aires protégées du pays dans ce protocole en vue de conserver ses ressources naturelles et de promouvoir l’utilisation écologiquement rationnelle et la gestion durable de sa biodiversité côtière et marine. Outre le parc national Cotubanamá, le protocole comprend également le parc national Jaragua, le parc national Sierra de Bahoruco, le parc national sous-marin La Caleta et le parc national Los Haitises.

L’annonce a été faite lors de la 11e réunion des parties contractantes au protocole relatif aux aires et à la vie sauvage spécialement protégées (SPAW COP11) qui s’est tenue mardi dernier et à laquelle une équipe technique du ministère a participé.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la dix-neuvième réunion intergouvernementale sur le plan d’action du Programme pour l’environnement des Caraïbes et de la seizième réunion des parties contractantes à la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes et à ses protocoles, organisées par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

À propos du parc national de Cotubanamá
Le parc national Cotubanamá est une zone d’une splendeur et d’une beauté particulières qui couvre un territoire de 791,9 kilomètres carrés, y compris l’île de Saona avec ses 110 kilomètres carrés d’extension et de zone maritime.

Elle couvre les provinces de La Altagracia et de La Romana. Sa déclaration en tant que zone protégée remonte à 1975 par le décret n° 1311 et a ensuite été incluse dans la loi n° 64-00 sur l’environnement et la loi n° 202-04 sur les zones protégées dans la catégorie II appartenant aux parcs nationaux. Selon les inventaires réalisés dans cette zone, la présence de 539 espèces de plantes a été détectée, dont 50 sont endémiques à Hispaniola.

On compte 112 espèces d’oiseaux, dont 8 sont endémiques, parmi lesquelles la mouette (Larus argentatus), le pélican ou fou de Bassan (Pelecanus occidentalis), la tourterelle à collier (Columba leucocephala), le perroquet (Amazona ventralis), le bubi (Sula sula), l’oreillard (Fregata magnificens) et le hibou (Tyto alba).

A propos de la Convention de Carthagène
La République dominicaine est un État partie à la Convention de Carthagène depuis le 24 novembre 1998. Il s’agit du seul traité environnemental régional qui protège les principaux écosystèmes côtiers, tout en favorisant la coopération régionale et le développement durable, en se concentrant sur la pollution causée par des sources et des activités terrestres, le déversement de déchets en mer, les activités sur les fonds marins, les aéronefs et la protection de la biodiversité.

Cette convention est soutenue par trois protocoles additionnels dans des domaines tels que les marées noires, les espèces sauvages spécialement protégées (SPAW) et la pollution provenant de sources et d’activités terrestres (LBS). E

e protocole SPAW a permis aux pays membres de procéder à des échanges d’expériences qui améliorent leurs capacités, comme dans le cas du sargassum, où ils ont pu partager des techniques et des politiques permettant de trouver une solution durable à sa présence sur les côtes des pays des Caraïbes. De même, la préservation des coraux, le financement de projets pour la conservation des espèces et des zones marines, entre autres points qui ont favorisé la préservation de différentes espèces et lieux.

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