Les agences cherchent à prolonger la saison estivale pour atténuer les effets de la cinquième vague

Le président de l’Association corporative des agences de voyages spécialisées (Acave), Martí Sarrate, a exprimé à AGENTTRAVEL la volonté des agences de prolonger la saison estivale pour atténuer les effets de la cinquième vague, qui empêche la réactivation de l’activité au second semestre.

« Nous pensons que si nous sommes tous capables de prolonger la saison, nous pourrons atteindre un objectif de 25 ou 30% du chiffre d’affaires de 2019 et être en mesure de résister pour entamer une reprise plus efficace pour 2022 », déclare Sarrate. Pour ce faire, l’association est actuellement en pourparlers avec « diverses organisations touristiques », dans le but de « mener des actions » pour prolonger la saison.

Selon le président de l’Acave, les attentes pour le second semestre étaient de réaliser des ventes de 35% ou 40% par rapport aux chiffres pré-pandémiques, mais la cinquième vague de contagions « est très dommageable » pour les agences, tant au niveau national qu’international.

Son homologue de la Confédération espagnole des agences de voyages (CEAV), Carlos Garrido, constate également que « le démarrage du tourisme émetteur et des voyages internationaux est beaucoup plus lent que prévu ». « Ces voyages représentent plus de 75% de notre chiffre d’affaires et donc, tant qu’ils ne démarreront pas, nous ne pourrons pas retrouver la rentabilité de nos activités », déplore-t-il.

M. Garrido reconnaît que les agences « ne peuvent pas assumer les coûts de la main-d’œuvre à l’heure actuelle » et demande la prolongation des ERTE « au moins jusqu’à la fin de l’année et la concrétisation des aides promises, qui ne sont parvenues à aucune des PME du secteur le plus touché ».

En ce sens, la Fédération des associations d’agences de voyages andalouses (FAAV) a publié la semaine dernière une déclaration dans laquelle elle affirme qu’elle n’a toujours pas reçu d’aide du gouvernement andalou. « Les subventions annoncées en avril pour un montant linéaire de 3 000 euros ne sont toujours pas arrivées et le ministère du tourisme n’a pas précisé quand seront publiées les subventions complémentaires qui permettraient aux agences d’obtenir un maximum de 12 000 euros en fonction du nombre de travailleurs en poste », ont-ils déploré.

M. Sarrate affirme que la plupart des communautés ont déjà publié dans leur journal officiel les conditions d’accès à l’aide et estime à 16 000 le nombre de demandes validées, par exemple en Catalogne, plus 20 000 autres « qui seront résolues d’ici la fin août ».

En ce qui concerne l’Andalousie, le président de l’Acave s’étonne que la Junte « ne se soit pas prononcée sur les aides directes plus de trois mois après que le gouvernement l’ait annoncé ». Comme FAAV, l’Acave a demandé l’accélération de cette situation qu’elle qualifie d' »intolérable ».

Les embrasements compliquent les opérations internationales

La majorité des voyageurs ont opté pour le tourisme national cet été, et 85% ont choisi la voiture comme moyen de transport. À noter également, selon M. Sarrate, les plans familiaux liés au tourisme de plage et de nature, ainsi que les croisières en Méditerranée.

Au niveau international, le président d’Acave fait référence à des destinations telles que les Maldives, les Caraïbes mexicaines, la République dominicaine, le Costa Rica, l’Italie, la Grèce, la Suisse, le Kenya et la Tanzanie, mais il considère que les opérations dans ces pays sont « compliquées » en raison des limitations des pays et du manque de confiance et de sécurité des clients.

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